2008, année charnière pour le secteur laitier ?
Cette année, l’Europe finalise le bilan de santé de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) adoptée en 2003.
Les débats montrent une volonté forte de s’orienter vers un libéralisme accru de la production agricole, avec notamment pour conséquence la disparition des quotas laitiers en 2015, ainsi que des outils de régulation des marchés.
Cette réorientation politique de la PAC est lourde de conséquences. Pour tenir compte de cette nouvelle donne, la filière laitière française doit imaginer dès à présent de nouveaux mécanismes à mettre en place, pour éviter que ses opérateurs ne soient confrontés à un marché complètement désorganisé. En effet, la production laitière ne peut se développer que dans un cadre structuré (cf. Etats-Unis, Canada, Nouvelle Zélande…).
C’est pourquoi, il faut trouver un cadre rénové adapté aux réformes que se profilent, permettant aux différents acteurs de poursuivre leurs investissements dans la filière laitière.
Un cadre rénové, pourquoi ?
- Pour les producteurs, c’est une garantie d’un débouché rémunérateur qui devra être trouvée, avec des perspectives claires d’avenir.
- Pour les industriels, c’est la sécurisation de leur approvisionnement en matière première dans des conditions de prix, de qualité et de sécurité, garantissant à la fois leur compétitivité ainsi que l’excellence de leurs produits.
